Interview de Cheick Kongo 20 Minutes

Entrainement de MMA avec Cheick Kongo

Interview de Cheick Kongo 20 Minutes

Voici une excellente interview du champion français de l’UFC Cheick Kongo qui revient sur sa carrière, sa vie de sportif de haut niveau et de son prochain combat à ‘lUFC 159 contre Roy Nelson.

ARTS MARTIAUX MIXTES Le Francilien de 37 ans a fait connaître la discipline dans l’Hexagone

Il est causant, attachant, passionnant, et… déroutant. Comme au milieu de l’Octagone, ce ring où Cheick Kongo est devenu une star mondiale du combat libre (MMA) et de sa franchise américaine, l’UFC. Avant son prochain et possible dernier combat, samedi aux Etats-Unis, le natif de Sevran (37 ans) évoque pour 20 Minutes les secrets de sa réussite.

Etre rigoureux. « Je me souviens très bien, quand j’avais 20 ans et que je passais mon bac pro à Saint-Denis, j’ai dit à un jour à un pote :»A partir de maintenant, quand tu me reverras plus tard, tu ne verras pas la même personne.«Et quand il m’a revu, c’était le cas. J’avais tout changé dans mon mode de vie. Je me suis mis dans le sport et les activités professionnelles. Je ne savais pas où j’allais arriver, mais j’ai décidé d’être sérieux et de le rester. »

Eviter les blessures. « J’ai eu des soucis de santé, mais j’ai eu la chance de ne pas avoir de stigmates. Je vois des mecs qui étaient arrivés sur le circuit avec des gueules d’ange et qui ressemblent aujourd’hui à des Quasimodo. Aujourd’hui les apparences comptent énormément. On peut être un champion respecté, mais quand t’as une gueule de monstre, faut lâcher un billet avant qu’on te dise bonjour (rires…). La blessure pour un sportif, c’est le moment où tu réalises qu’il faut prendre soin de toi. Mais aussi qu’un jour tout va s’arrêter, et qu’il faut penser à la suite, s’orienter sur une autre vie. »

Penser à l’après. «Si ma figure peut apporter de la matière aux dirigeants pour faire avancer le schmilblick [le MMA est toujours interdit en France], c’est magnifique. Mais je n’arrive pas avec des slogans, tout ça me passe assez loin. Mais carrière est très bien, elle s’est faite comme il le fallait. Et s’il me manque quelques succès, je les aurai dans une nouvelle vie où je suis épanoui. Mon après-carrière est prête, j’ai des entreprises dans le bien-être, le prêt-à-porter et le médical. Quand j’aurai gagné ce qu’il faut pour me retirer, je partirai dans les montagnes. Vers 45-50 ans, je me vois bien vivre à l’écart de tout, élever des chèvres ou faire des trucs dans le genre. Il y a un temps pour tout. Aujourd’hui, c’est le brouhaha. Demain, la quiétude. »

Entrevue parue le 24 Avril dans le journal du 20 minutes par Bertrand Volpilhac.


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